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L’objet de ce site est de présenter succinctement mon parcours dans la vie et mes petites incursions dans la littérature.

 

Mon parcours dans la vie

Je suis né le 13 septembre 1948 à Manga au Burkina Faso(pays anciennement appelé la Haute Volta). Après mon école primaire à Manga je suis allé au Petit Séminaire de Pabré. J’ai quitté Pabré après la classe de Seconde pour le Lycée Philippe Zinda Kaboré à Ouagadougou. A l’issue de mes études secondaires je suis allé à l’Université de Lagos au Nigeria. Après ma Licence d’Anglais j’ai fait mes études professionnelles(Interprétation de Conférence) à l’ESIT(Ecole Supérieure d’Interprètes et de Traducteurs), Sorbonne Nouvelle, Paris IV et au Polytechnic of Central London à Londres. Parallèlement à mes études d’Interprétation j’ai fait une Maîtrise de Linguistique à l’ESIT. Ensuite je suis rentré au pays où j’ai travaillé au Ministère des Affaires Etrangères pendant trois ans avant d’être détaché auprès de l’Organisation de l’Unité Africaine. J’ai passé deux ans au Bureau régional de l’OUA à Lagos et treize ans au Siège à Addis Abéba en Ethiopie. En 1989/90 j’ai obtenu un congé sabbatique de l’OUA et je suis allé faire un DEA de Lettres Modernes à l’Université de Lille III en France. Puis en 1995 j’ai soutenu une thèse de Doctorat à l’Université de Cergy-Pontoise. Ma thèse a porté sur une mise en parallèle entre le Nouveau Roman français et le Roman africain d’expression française. En 1993 j’ai quitté l’OUA pour la Banque Africaine de Développement(BAD) à Abidjan. En 2003, en raison de la crise en Côte d’Ivoire, la BAD s’est temporairement relocalisée à Tunis en Tunisie où je suis en poste en ce moment.

Bibliographie

Mon parcours littéraire

A l’école secondaire, alors que j’étais en classe de Quatrième j’ai participé à un concours de poésie organisé à l’occasion de la fête de l’Indépendance par le Petit Séminaire de Pabré. Entre plusieurs thèmes, j’ai choisi : « J’aime ma peau ». Mon poème a été primé, ce qui m’a conforté dans mon choix de la littérature comme mode d’expression. Alors que j’étais en Terminale au Lycée Zinda Kaboré, j’ai entamé la rédaction de mon premier roman(« Le fils aîné ») qui fut publié quelques années plus tard. Pendant que j’étais étudiant, j’ai réalisé, en collaboration avec deux amis, une plaquette de poèmes que nous avons envoyée aux Editions Clé à Yaoundé qui n’ont hélas jamais pu réunir les fonds nécessaires pour la publier. Toujours pendant que j’étais étudiant, j’ai pris part au Concours théâtral radiophonique de l’Office de Radio et de Télévision Française en envoyant coup sur coup deux pièces de théâtre dont la deuxième a été jugée suffisamment digne d’intérêt pour être confiée à la Radio Nationale du Burkina qui l’a fait mettre en scène par sa Troupe de Théâtre Radiophonique et l’a diffusée à maintes reprises sur les ondes de la radio nationale. A l’issue de ces tentatives, j’ai choisi ma voie en optant pour le roman et la nouvelle. C’est ainsi que j’ai publié : – Le fils aîné, Roman(1982), Editions Silex(Paris) ; – Le mariage de Tinga, Nouvelle(1986), Editions Silex(Paris) ; – Adama ou la force des choses, Roman(1987), Editions Présence Africaine(Paris) ; – Le retour de Yembi, Roman(1995), Editions Clé(Yaoundé) ; – Madame la ministre et moi, Roman(2007), Editions L’Harmattan), Paris.

En préparation
Il s’agit de choses que j’ai mises en chantier ou de choses que j’ai l’intention de faire :

  • 1) Je suis en train d’écrire une Nouvelle intitulée provisoirement « Tobiga ».
  • 2) J’ai aussi prévu d’écrire un livre de critique sur la naissance et l’évolution du Roman africain d’expression française.

Quelques considérations

Plus d’une fois j’ai entendu des gens poser la question suivante : « De nos jours est-ce qu’il sert encore à quelque chose d’écrire ? »
Autrement dit : « N’arrivons-nous pas trop tard dans un monde trop vieux dans lequel tout a été dit ? »
Je pense que l’interrogation est infondée, tant sur le plan collectif que sur le plan individuel.

Au plan collectif, elle est infondée surtout pour nous autres qui appartenons aux peuples noirs d’Afrique et d’ailleurs car jusqu’à récemment, ces peuples ont été handicapés par l’absence de l’écriture. En raison de ce manque, leurs efforts de recherche et de création sur le plan scientifique et technique ont porté peu de fruits tangibles. Car en l’absence de l’écriture, les connaissances des uns ne se conjuguaient pas aux connaissances des autres pour constituer un socle, un patrimoine collectif stable et durable. A ce propos, même pour des choses aussi fondamentales que leur propre histoire, leur propre identité, les peuples sans écriture éprouvaient d’énormes difficultés de préservation, c’est ainsi que des faits vieux de seulement cent ans semblaient appartenir à l’antiquité ; la mémoire humaine à elle seule ne pouvant constituer un support fiable. Etant donné qu’il n’y avait pas de passage de témoin intégral entre le père et le fils, chaque génération était obligée de tout reprendre à zéro. Et bien sûr, pendant que ces peuples sans écriture étaient empêtrés dans ce perpétuel recommencement, les autres peuples ont conquis le monde et ont eu le loisir de dire tout et son contraire sur les peuples dits « muets ».
Maintenant que des fils et des filles de ces peuples sans écriture sont en mesure d’écrire, il leur incombe individuellement et collectivement d’écrire, d’éveiller les consciences afin que leurs peuples cessent d’être l’objet de leur propre histoire pour en devenir le sujet. Ils ont l’ardente obligation de s’exprimer car ils appartiennent à des peuples qui ont encore tout à dire sur eux-mêmes et sur leur vision du monde.

Au niveau individuel, j’écris pour tenter de faire la part des choses. J’écris pour mettre quelque chose à l’abri.
Quand je considère le monde dans lequel je vis, je constate que je suis environné par des êtres humains et par des choses. Les êtres humains ne m’appartiennent pas, pas même ceux que j’appelle les miens ; je les côtoie sans pouvoir communiquer réellement avec eux, car à l’instar de certains observateurs, je suis convaincu de l’impossibilité de communiquer. Les choses ne m’appartiennent pas non plus, pas même celles qui sont à moi puisqu’elles sont extérieures à moi. Mais en fait, même ce qui est intérieur à moi, comme mon esprit, ne m’appartient pas vraiment. Au moment où j’arrivais dans le monde je ressemblais à cet ordinateur neuf que son fabricant a doté d’un certain nombre de logiciels de base afin de lui permettre de démarrer et de fonctionner. Comme le disque dur de l’ordinateur en question, mon esprit a été formaté, paramétré par la société à un moment où je n’avais pas encore la faculté de la moindre remise en cause, du moindre choix. Ainsi donc, il n’y a pas eu de moment où mon esprit a été autonome, indépendant, vierge. Et jusqu’à la fin de ma vie je conserverai tapi quelque part en moi ce viatique que consciemment ou inconsciemment j’utilise à la manière d’une grille de lecture pour déchiffrer le monde.
En définitive, qu’est-ce qui m’appartient ? Ce que j’écris peut-être ? Ce n’est pas si sûr car les mots que j’utilise ne m’appartiennent pas, ils appartiennent à la société puisqu’ils se trouvent tous dans le dictionnaire. D’ailleurs si je veux être compris j’ai intérêt à utiliser exclusivement les mots qui s’y trouvent.
Ce que je peux peut-être considérer comme m’appartenant c’est le choix des mots, leur agencement, la construction, la combinatoire. Vous conviendrez avec moi que ce n’est pas grand chose. Mais c’est ce « pas grand chose » justement que je tente de mettre à l’abri.

 

Resume des ouvrages publies

MADAME LA MINISTRE ET MOI
Collection Encres Noires

C’est l’histoire d’un journaliste révolté par la manière dont son pays est gouverné. Il décide de militer pour l’avénement d’une démocratie véritable en rejoignant un mouvement d’avant-garde. De fil en aiguille, le journaliste devient ministre et croit naïvement qu’il tient l’occasion d’œuvrer pour une société plus juste…

ISBN : 978-2-296-03799-1 • octobre 2007 • 208 pages